Ce qui rend le CBD légal en France aujourd’hui

Voilà un paradoxe qui en dit long sur notre époque : en Allemagne, le CBD, ce dérivé du cannabis dont tout le monde parle, oscille entre tolérance, interdictions locales et revirements judiciaires. Essayez donc d’expliquer à un passant pourquoi certaines huiles sont vendues librement en pharmacie, tandis que posséder une fleur de CBD peut vous valoir des ennuis avec la justice. Dans la jungle des lois et des décisions, le consommateur navigue à vue.

Sommaire
Ticker de légalité CBD03.12.2020, Reprise de l’examen européen pour le statut « nouvel aliment » du CBD02.12.2020, L’ONU revoit le statut du cannabis médical19.11.2020, La CJUE désavoue l’interdiction française du CBD17.06.2020, Interdiction de vente d’aliments au CBD à Cologne25.03.2020, L’EIHA obtient gain de cause : le CBD n’est pas systématiquement un nouvel aliment15.11.2019, Le CBD validé comme complément alimentaire11.04.2019, Saisie massive dans les magasins de CBD01.11.2018, Un marché qui croît malgré l’incertitude31.03.2018, Amazon retire le CBD de sa marketplace01.03.2017, eBay bannit le CBD16.10.2016, Vente de CBD : le flou demeure01.10.2016, Obligation de prescription pour le CBD23.09.2016, Le CBD rejoint la liste des substances soumises à prescriptionLe cadre juridique du CBD, un chantier permanentFleurs de CBD, herbe et thé : quelle légalité ?Pourquoi trouve-t-on malgré tout des fleurs de CBD en vente ?Qu’en est-il de l’acheteur ?Huile de CBD : situation juridiqueLes trois conditions à respecter pour commercialiser une huile de CBD1. Médicaments ou compléments alimentaires ?2. Statut de « nouvel aliment »3. Respect des seuils de THC dans les alimentsLiquides CBD : cadre légalCigarettes au CBD : interditesCosmétiques au CBD : autorisés sous conditionsOù acheter du CBD en toute légalité ?Le CBD en pharmacieAmazon et eBay, quelles pratiques ?Test de dépistage après consommation de CBDCulture du CBD : qui a le droit ?La légalisation du cannabis, bientôt en Allemagne ?Ce qu’il faut retenir

Pour comprendre ce qui est autorisé, ce qui ne l’est pas, et surtout pourquoi, il faut plonger au cœur d’une actualité juridique mouvante, où chaque mois apporte son lot de rebondissements. Voici un éclairage sur les règles en vigueur, les zones d’incertitude et les conseils pratiques pour acheter sans mauvaise surprise.

Avant d’entrer dans les détails, voici les principaux points que vous trouverez développés :

  • Ticker en direct de légalité
  • Légalité du CBD
  • Fleurs de CBD
  • Huile de CBD
  • Vente légale de CBD
  • Liquides CBD
  • Cigarettes CBD
  • Cosmétiques CBD
  • Où acheter légalement ?
  • Test de drogue
  • Cultiver le CBD

Ticker de légalité CBD

Le paysage réglementaire du CBD en Allemagne évolue presque aussi vite que le marché lui-même. Voici les dates marquantes qui ont façonné, ou bousculé, la légalité du CBD ces dernières années :

Dernier message :

24.03.2021, Vers une légalisation des fleurs de CBD La question du « but commercial » dans la vente de fleurs de CBD non transformées a longtemps bloqué leur accès aux clients finaux. En mars 2021, le BGH (tribunal fédéral allemand) a finalement reconnu que la vente directe à des particuliers pouvait répondre à ce critère. Un signal positif pour les consommateurs et les commerçants, même si l’application concrète reste surveillée.

Quelques étapes précédentes :

03.12.2020, Reprise de l’examen européen pour le statut « nouvel aliment » du CBD

Suite à un arrêt de la Cour européenne de justice et après consultation des producteurs, la Commission européenne estime que le cannabidiol peut être considéré comme un aliment. Les demandes des fabricants, gelées un temps, sont de nouveau étudiées pour vérifier leur conformité avec la réglementation sur les nouveaux aliments. L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) tranchera au cas par cas.

02.12.2020, L’ONU revoit le statut du cannabis médical

La récente décision de l’ONU, même si elle a été prise à une courte majorité, ouvre la voie à une vision plus nuancée du cannabis. Des pays comme l’Allemagne militent pour des limites de THC plus claires, tandis que d’autres restent inflexibles. Le débat sur le CBD et sa teneur en THC reste vif, en particulier autour de la question des seuils et du potentiel d’abus.

19.11.2020, La CJUE désavoue l’interdiction française du CBD

L’arrêt rendu ce jour-là marque un tournant pour le marché européen : le CBD, non psychotrope, n’est pas un stupéfiant et ne peut être interdit sans preuve scientifique de dangerosité. En France, l’interdiction du CBD naturel a été jugée non conforme à la liberté de circulation des biens. Un camouflet pour les promoteurs de restrictions sans fondement solide.

17.06.2020, Interdiction de vente d’aliments au CBD à Cologne

La ville de Cologne a interdit la vente de produits alimentaires au CBD, considérés comme « nouveaux aliments » donc non commercialisables. D’autres villes ont suivi, illustrant la fragmentation du marché allemand selon les décisions locales.

25.03.2020, L’EIHA obtient gain de cause : le CBD n’est pas systématiquement un nouvel aliment

Les autorités allemandes ont tenté de faire entrer le cannabidiol dans la catégorie des nouveaux aliments. L’Association européenne du chanvre industriel a défendu avec succès une vision plus souple, ouvrant la voie à une commercialisation moins restrictive.

15.11.2019, Le CBD validé comme complément alimentaire

La directive européenne 2002/46/CE autorise explicitement l’utilisation de matières végétales comme le CBD dans les compléments alimentaires. Les suppléments contenant du CBD mais sans THC sont donc en vente libre.

11.04.2019, Saisie massive dans les magasins de CBD

En Bavière et Bade-Wurtemberg, de nombreux points de vente ont été perquisitionnés, accusés de commerce illégal. Les consommateurs et professionnels se retrouvent désemparés, alors même que les vertus du CBD sont reconnues et qu’aucun effet psychotrope n’est prouvé. La confusion règne, et seule une clarification politique durable sortira le secteur de l’incertitude.

01.11.2018, Un marché qui croît malgré l’incertitude

Des boutiques et fabricants se multiplient sans rencontrer d’entrave majeure, ce qui laisse entrevoir une évolution vers une réglementation plus claire, mais rien n’est encore acquis.

31.03.2018, Amazon retire le CBD de sa marketplace

Les produits au CBD comestibles ne sont plus proposés sur Amazon. Les consommateurs doivent se tourner vers d’autres circuits, de préférence vers les fabricants directement.

01.03.2017, eBay bannit le CBD

eBay prend position : le CBD, comme ingrédient, est interdit sur sa plateforme dans le monde entier. Seuls les produits déjà listés subsistent temporairement.

16.10.2016, Vente de CBD : le flou demeure

La réglementation reste ambiguë : la vitamine C et le zinc sont parfois soumis à prescription comme médicaments, mais autorisés comme compléments alimentaires. Le CBD est dans la même situation : il peut être commercialisé tant qu’il n’est pas présenté comme médicament ni accompagné de promesses de guérison. Un cadre juridique stable se fait encore attendre.

01.10.2016, Obligation de prescription pour le CBD

Une décision rend obligatoire la prescription pour le CBD, avec une période transitoire de tolérance dont la durée n’a pas été précisée.

23.09.2016, Le CBD rejoint la liste des substances soumises à prescription

Le Conseil fédéral inscrit le cannabidiol à l’annexe 1 de l’ordonnance sur la prescription de médicaments. Les textes officiels détaillent ces modifications.

Le cadre juridique du CBD, un chantier permanent

La réglementation du CBD n’a jamais été aussi mouvante. Les textes évoluent, les décisions de justice aussi, et les consommateurs se demandent où se situe la frontière. Voici l’état des lieux pour l’Allemagne.

Le CBD, en tant que molécule isolée, est légal en Allemagne. Il ne figure pas parmi les substances classées comme stupéfiants, et l’OMS l’a reconnu comme sûr. Mais cela ne signifie pas que tous les produits qui en contiennent sont en règle.

En effet, la plupart des produits CBD contiennent d’autres composants issus du chanvre. Or, la loi allemande soumet les « plantes et parties de plantes du genre cannabis » à la législation sur les stupéfiants, à moins qu’une exception ne s’applique.

Les graines de chanvre sont autorisées à condition de ne pas être utilisées pour une culture non déclarée. Tous les produits issus uniquement des graines sont donc légaux.

Pour les autres produits à base de chanvre, dont le CBD, deux critères sont à remplir :

  1. Ils doivent provenir soit d’une culture européenne utilisant des semences certifiées, soit présenter une teneur en THC inférieure à 0,2 %.
  2. L’utilisation doit être strictement commerciale ou scientifique, excluant toute intention d’abus récréatif.

Le premier point est plutôt maîtrisé : les fabricants veillent à ce que la teneur en THC reste sous le seuil. Fleurs, huiles, capsules, tout y passe.

Mais le deuxième critère pose problème : la loi impose que l’abus à des fins d’intoxication soit exclu, surtout pour les produits non transformés comme les fleurs.

  1. Depuis mars 2021, le tribunal fédéral a estimé que la vente de fleurs de CBD à des particuliers pouvait être considérée comme un acte commercial légitime.
  2. Cependant, les autorités continuent de penser que le risque d’abus ne peut être écarté pour les produits bruts, en particulier les fleurs.

En résumé, les produits CBD transformés (huiles, capsules, etc.) avec moins de 0,2 % de THC sont légaux. Les produits bruts, eux, restent dans une zone d’ombre ou sont clairement interdits à la vente au détail.

Liste des produits concernés :

Voici les produits non transformés considérés comme non autorisés :

  • Fleurs et herbe de CBD
  • Thé au CBD
  • Résines, pollen, pollinats
  • Cires ou dabs de CBD
  • Cigarettes ou tabac au CBD

En face, les produits transformés légalement accessibles :

  • Huiles de CBD
  • Capsules
  • Liquides pour vapotage
  • Cristaux de CBD
  • Boissons au CBD
  • Pommades, crèmes, gels
  • Cosmétiques
  • Chewing-gums ou patchs au CBD

Dans la réalité, certaines boutiques continuent de vendre des fleurs de CBD malgré le risque juridique. Les huiles, elles, sont autorisées sous réserve de respecter les seuils de THC, mais la législation reste complexe pour les vendeurs.

Pourquoi ce flou ? Parce qu’une large part du secteur estime que l’abus récréatif avec des fleurs contenant moins de 0,2 % de THC est irréaliste. Pourtant, la position officielle demeure prudente, voire restrictive.

En parallèle, la vente de produits non soumis à la législation sur les stupéfiants reste soumise à d’autres contraintes : réglementation alimentaire, normes sur les nouveaux aliments, définition du médicament… Autant de points à surveiller pour les professionnels.

Fleurs de CBD, herbe et thé : quelle légalité ?

Non, ces produits ne sont pas autorisés en Allemagne. Les fleurs et herbes de CBD entrent dans le champ d’application de la loi sur les stupéfiants, à moins que tous les critères d’exemption soient réunis. Or, d’après la doctrine officielle, il subsiste un « risque d’abus » même avec des taux infimes de THC.

Voici le raisonnement retenu : un consommateur pourrait, en concentrant suffisamment de fleurs à 0,1 % de THC, obtenir assez de substance pour ressentir un effet psychotrope. En pratique, il lui faudrait 15 grammes de fleurs, soit 150 euros pour un effet comparable à un brownie au cannabis. Un scénario jugé totalement déconnecté des réalités par de nombreux experts, dont l’avocate Julia Seestädt.

Mais cette grille de lecture prévaut : les fleurs de CBD restent interdites, et le marché navigue dans la zone grise.

Pourquoi trouve-t-on malgré tout des fleurs de CBD en vente ?

De nombreux magasins, en ligne ou physiques, proposent des fleurs de CBD. Leur logique ? Ils considèrent que la notion « d’abus à des fins d’intoxication » n’a pas lieu d’être avec ces produits, et que l’interdiction est infondée.

C’est pourquoi ils parlent d’une « zone grise » : si la loi venait à reconnaître explicitement l’impossibilité d’abus, la vente serait autorisée. Certains commerçants limitent même les quantités pour réduire tout risque théorique d’utilisation détournée.

Mais, pour l’instant, le point de vue des tribunaux et du parquet prime. Vendre des fleurs de CBD expose à des poursuites.

Qu’en est-il de l’acheteur ?

L’achat de fleurs de CBD reste une infraction pénale. La loi ne distingue pas, à l’acquisition, entre fleurs de CBD et cannabis classique. La différence s’apprécie au cas par cas, en fonction de la quantité détenue et du contexte.

Dans la pratique, de nombreux petits achats ne débouchent pas sur des condamnations. Ce qui compte, c’est la quantité et l’usage personnel. Chaque Land fixe ses propres seuils et modalités :

État Limite supérieure Détermination
Bade-Wurtemberg 6 g Obligatoire
Rhénanie-Palatinat 10 g
Bavière 6 g Discrétionnaire
Nord-Westphalie 10 g
Berlin 10 g – 15 g Obligatoire
Sarre 6 g – 10 g Obligatoire

En cas de contrôle, rester sous la barre des 6 g limite les risques, même si l’absence totale de sanction n’est jamais garantie.

Huile de CBD : situation juridique

Pour l’acheteur ou l’utilisateur, la règle est simple : une huile contenant moins de 0,2 % de THC est autorisée. Pour le fabricant ou le vendeur, c’est plus complexe.

Les trois conditions à respecter pour commercialiser une huile de CBD

Vendre une huile de CBD sans accroc suppose de valider les points suivants :

  1. Le produit ne doit pas être considéré comme un médicament.
  2. Il ne doit pas être classé comme nouvel aliment.
  3. La dose journalière recommandée doit respecter les préconisations sanitaires nationales.

Pour les consommateurs, seule la teneur en THC est à surveiller.

1. Médicaments ou compléments alimentaires ?

Les huiles et capsules de CBD sont généralement considérées comme des aliments. Tant que le fabricant ne leur attribue pas de vertus thérapeutiques, le risque de requalification en médicament est écarté. C’est pour cette raison que les allégations de santé sont rares sur les emballages.

À ce jour, les produits classiques au CBD ne sont pas reconnus comme médicaments validés. Toutefois, la situation pourrait évoluer selon les interprétations juridiques. La prudence reste donc de mise.

2. Statut de « nouvel aliment »

Certaines huiles, capsules ou bonbons au CBD pourraient être classées comme nouveaux aliments, ce qui suppose une demande d’autorisation spécifique. Cependant, les extraits de chanvre à spectre complet, obtenus par des procédés traditionnels, sont présents sur le marché européen depuis longtemps. Plusieurs pays, comme l’Italie, ont intégré le chanvre à leurs listes positives pour les compléments alimentaires, après évaluation sanitaire. Dans ces cas, la commercialisation est permise, et la libre circulation des produits au sein de l’UE s’applique.

La question reste débattue : pour certains experts, la plupart des produits au CBD ne devraient pas être considérés comme nouveaux aliments et peuvent être vendus sans approbation préalable.

Pour contourner la question, certains fabricants n’affichent pas leurs huiles comme « aliments », préférant les vendre comme huiles aromatiques ou sprays buccaux, ce qui les place sous une autre réglementation.

3. Respect des seuils de THC dans les aliments

L’EFSA recommande une dose maximale de 0,001 mg de THC par kilo de poids corporel. L’Institut fédéral de santé allemand fixe des seuils pour les aliments :

  • 5 µg/kg pour les boissons
  • 5 000 µg/kg pour les huiles alimentaires
  • 150 µg/kg pour les autres aliments, y compris les compléments

En pratique, une huile à 0,2 % de THC dépasse largement ces recommandations, mais tant que la limite légale de 0,2 % est respectée, la commercialisation reste possible.

Les liquides pour cigarette électronique contenant moins de 0,2 % de THC sont autorisés. Leur statut de produit transformé empêche tout risque d’abus à des fins récréatives, et ils ne sont pas considérés comme aliments.

Cigarettes au CBD : interdites

La vente de cigarettes ou cigarillos au CBD n’est pas permise, même avec un taux de THC sous le seuil. L’Allemagne applique ici la même logique qu’avec les fleurs, contrairement à la Suisse où la consommation est légale dès 18 ans. Les importations, commerce et détention de ces produits sont sanctionnés.

Cosmétiques au CBD : autorisés sous conditions

Les cosmétiques contenant du CBD et moins de 0,2 % de THC sont légaux. Pour éviter toute ambiguïté, de nombreux fabricants privilégient l’isolat de CBD sans aucune trace de THC.

Où acheter du CBD en toute légalité ?

Pour acheter du CBD en Allemagne, préférez les produits transformés avec un taux de THC sous la barre des 0,2 %. L’achat de fleurs ou de résines reste risqué.

Les boutiques en ligne de fabricants, certaines grandes surfaces, pharmacies (DM, Rossmann) ou magasins spécialisés proposent des huiles, crèmes et autres dérivés. Mais attention : le mot « CBD » ou « cannabidiol » doit figurer clairement sur l’emballage. L’huile de chanvre, par exemple, ne contient pas toujours de CBD.

Le CBD en pharmacie

Huiles et capsules de CBD sont accessibles en pharmacie, avec un contrôle qualité plus poussé. Néanmoins, méfiance : certains produits n’affichent que « huile de chanvre » sans garantie de présence de CBD. Vérifier la composition reste la meilleure protection.

Amazon et eBay, quelles pratiques ?

Sur Amazon, la vente de produits alimentaires contenant du CBD est officiellement interdite, mais certains fabricants contournent la règle en renommant leurs produits (« huile de graines de chanvre », « extrait naturel ») et en omettant tout terme évocateur. Résultat : pour le consommateur, il est difficile de savoir ce qu’il achète vraiment. Prudence avant de commander.

Sur eBay, la règle est claire : aucun produit au CBD n’est autorisé à la vente. Vous n’y trouverez que des livres ou accessoires.

Test de dépistage après consommation de CBD

Les contrôles ne cherchent pas le CBD mais le THC. Même si les produits légaux contiennent des traces infimes, un test peut parfois détecter ce résidu. Le risque est faible, mais il existe, notamment pour les conducteurs, sportifs ou salariés soumis à des dépistages systématiques. Pour une sécurité maximale, privilégiez des produits garantis sans THC, comme les isolats. Les analyses de laboratoire sont utiles pour vérifier le taux réel de THC.

Culture du CBD : qui a le droit ?

Seules les exploitations agricoles autorisées peuvent cultiver du chanvre industriel avec moins de 0,2 % de THC. Les particuliers, même s’ils utilisent des semences certifiées, n’ont pas ce droit. Les autres acteurs (commerçants, chercheurs) doivent obtenir une autorisation spécifique.

La légalisation du cannabis, bientôt en Allemagne ?

Le débat sur la légalisation du cannabis s’intensifie en Allemagne, suivant l’exemple de plusieurs États américains et de New York. Si la légalisation devait être adoptée, elle concernerait aussi les produits au CBD aujourd’hui considérés comme interdits.

Un mot pour saluer le travail de celles et ceux qui œuvrent pour une évolution réglementaire cohérente, parmi lesquels avocats spécialisés, associations professionnelles et militants du chanvre.

Ce qu’il faut retenir

En Allemagne, le CBD n’est pas logé à la même enseigne selon sa forme. Les huiles, crèmes et autres produits transformés à faible taux de THC sont en vente libre. Les fleurs, thés et résines s’enlisent dans une zone grise, parfois interdite, souvent tolérée selon les régions. Pour l’instant, acheter du CBD, c’est avancer sur une ligne de crête : prudence et vérification s’imposent, en attendant que la législation rattrape la réalité du marché.

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