1er janvier 2026 : un nombre, une date, et pour des milliers d’enseignants contractuels, une réalité qui bascule. La nouvelle grille salariale de l’Éducation nationale promet des ajustements, mais les vieux écarts ne disparaissent pas d’un coup de baguette magique. Les revalorisations sont là, sur le papier, mais le fossé entre titulaires et non-titulaires reste bien présent, même après des années de service.
Le détail des montants, l’empilement des primes, les différences selon la discipline ou le contrat : tout cela façonne le quotidien des enseignants contractuels en 2026. Entre calculs complexes et critères parfois opaques, le salaire se construit pièce par pièce, en fonction du parcours de chacun.
Salaires des enseignants en 2026 : grilles, évolutions et principaux repères
En 2026, la grille des salaires enseignants se fonde sur la grille indiciaire de la fonction publique, comme le veut la tradition. L’indice majoré sert de base pour le salaire brut mensuel, auquel s’ajoutent des primes et indemnités variables. Pour chaque contractuel, le traitement indiciaire brut dépend du diplôme, de l’expérience et de la catégorie : première ou deuxième catégorie bac, selon le poste occupé.
La réforme de la grille indiciaire prévoit une hausse progressive des premiers échelons, histoire de rattraper l’inflation et l’augmentation du SMIC. Le point d’indice revalorisé entraîne une augmentation du brut indice majoré. Malgré tout, la distance reste nette avec les grilles des titulaires. Passer à l’échelon supérieur suppose toujours un certain nombre d’années d’expérience et une qualification spécifique.
Voici quelques repères concrets pour s’y retrouver :
- En début de carrière, un professeur certifié contractuel touche environ 1 800 € bruts par mois, hors primes comme l’ISAE, l’ISOE ou la prime d’attractivité.
- Pour un professeur agrégé contractuel, la rémunération démarre autour de 2 100 € bruts mensuels, hors indemnités.
La discipline enseignée, la participation au pacte enseignant ou la réalisation d’heures supplémentaires font bouger le salaire net. Certaines primes, REP/REP+ ou indemnités spécifiques, s’ajoutent, mais leur montant varie d’une académie à l’autre, d’un poste à l’autre. Les catégories (A, B, C) structurent l’accès à ces rémunérations, et la progression sur la grille dépend de l’ancienneté constatée au 1er janvier 2026.
Contractuels dans l’Éducation nationale : rémunération, primes et comparaison avec les titulaires
L’enseignant contractuel en 2026 fait face à un système salarial qui lui est propre. La distinction entre contrats à durée déterminée et indéterminée reste marquée. Le salaire brut se fixe selon une grille indiciaire spécifique, différente de celle des titulaires, et dépend de la catégorie (première ou deuxième catégorie bac). La discipline, l’ancienneté et la qualification influent aussi sur le montant.
L’écart salarial avec les titulaires persiste. Un contractuel débutant se situe entre 1 600 € et 1 800 € bruts mensuels, pour un net d’environ 1 400 €, hors primes. À Paris, l’indemnité de résidence apporte un léger supplément. Les primes et indemnités, ISOE pour le second degré, ISAE pour le premier, prime REP/REP+ en éducation prioritaire, complètent la fiche de paie, mais leur niveau reste inférieur à celui des enseignants titulaires à ancienneté égale.
La progression sur la grille, pour un contractuel, dépend de la reconnaissance de l’expérience professionnelle. Pas d’avancement automatique ici, contrairement aux fonctionnaires. La protection sociale complémentaire et le supplément familial de traitement s’appliquent aussi aux contractuels. Mais la précarité du CDD pèse sur la stabilité de la rémunération, et la grille salariale des enseignants contractuels rappelle, chaque mois, le décalage entre les besoins de l’école et la reconnaissance du métier.
Dans la salle des professeurs ou sur le bulletin de salaire, la réalité s’impose : derrière chaque chiffre, une vie à équilibrer, des choix à faire, et la question lancinante de l’avenir.


