Une dentiste réclame 1,5 million d’euros à un centre concurrent

un chirurgien-dentiste soigne une carie sur une patiente, le 19 juin 2001 à Paris, dans son cabinet dentaire.

C’est une dentiste aixoise qui a attrait en justice un centre de soins dentaires qui est installé dans le même bloc d’immeubles. La praticienne s’estime être victime d’une concurrence déloyale. Elle reproche à ses concurrents d’avoir détourné sa clientèle.

La partie civile entre dans la salle d’audience accompagnée d’un garde du corps

La partie civile porte le nom de Carole Pascar-Albrecht. C’est un chirurgien-dentiste qui est installé à Aix depuis maintenant 35 ans. Elle a fait appel au cabinet d’un nommé Gilbert Collard, et saisi le tribunal de grande instance d’Aix. Elle estime être une victime d’une concurrence déloyale et d’exercice illégal de l’activité de chirurgien-dentiste à Marseille, depuis son arrivée dans l’immeuble.

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Les deux cabinets se trouvent dans un bloc d’immeubles abritant le centre de santé dentaire Dentalya. Carole affirme même avoir été victime de menaces de mort de la part de ses concurrents. C’est d’ailleurs, selon elle, ce qui fait qu’elle soit accompagnée d’un garde du corps. Des propos qui n’ont aucun lien avec le dossier qui justifie sa présence au tribunal.

Des panneaux publicitaires sont à l’origine du litige

C’est sous le régime associatif que le centre dentaire Dentalya avait apposé des panneaux publicitaires. L’avocat du docteur Carole Pascar-Albrecht, estime que ces panneaux étaient massifs et hors de proportion. L’avocat a aussi abordé la question du détournement des statuts associatifs pour faire face à une problématique économique.

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Dentalya avait en effet été assigné en 2014 par l’Ordre des chirurgiens dentistes pour ces questions d’affichage. C’est le centre de santé dentaire qui avait obtenu gain de cause, car l’Ordre des chirurgiens ayant été débouté par le tribunal. L’avocat de Carole Pascar-Albrecht, soutient que cela ne suffit pas comme argument.

Le conseil parle d’un détournement de sa cliente, et demande 1,5 million d’euros en guise de réparation du préjudice subi.

L’avocate de Dentalya étonnée de l’immensité de la somme

L’avocate de Dentalya précise que le montant qui a été demandé par son confrère est totalement ahurissant. Cette dernière justifie l’immensité de la somme demandée par les difficultés que traverse le docteur Carole Pascar-Albrecht. L’avocate a apporté un bon nombre de preuves en précisant que le cabinet du docteur a fait l’objet d’une fermeture administrative de cinq mois.

Il lui a aussi été obligé de se conformer aux dispositions légales en matière d’hygiène et de sécurité. Pour apporter des preuves à ses propos, l’avocate a présenté des plaintes de patients qui ont été reçues par l’Agence régionale de santé.

La décision du tribunal sera prononcée ultérieurement.

Le centre concurrent nie toute responsabilité dans cette affaire

Le centre concurrent, quant à lui, nie toute responsabilité dans cette affaire. Selon le directeur du centre, les accusations portées par le docteur Carole Pascar-Albrecht sont infondées et injustifiées. Il avance que son entreprise n’a jamais été en concurrence avec celle de la plaignante puisque ses tarifs ne sont pas les mêmes que ceux pratiqués par Dentalya.

Il explique que les patients ont toujours été satisfaits des prestations offertes par son cabinet et qu’il a même reçu plusieurs récompenses pour la qualité de ses services. Le directeur soutient aussi qu’il est impossible qu’un patient ressorte du centre avec une dentition encore plus endommagée qu’à l’entrée.

Il faut souligner que le tribunal devra trancher sur cette question épineuse qui oppose deux professionnels de santé. Les parties prenantes demeurent confiantes quant aux décisions à venir rendues par la justice française qui se doit d’être impartiale et juste afin de préserver l’intégrité morale mais aussi économique des acteurs impliqués dans cette affaire délicate qui peut impacter tout un secteur d’activité.

Les effets néfastes de la publicité agressive dans le domaine médical

Au-delà du conflit juridique qui oppose les deux parties, cette affaire met en lumière les effets néfastes de la publicité agressive dans le domaine médical. Les professionnels de santé sont soumis à une forte concurrence et doivent faire face à une pression économique grandissante. Pour certains, cela peut conduire à des pratiques commerciales douteuses visant à attirer toujours plus de patients.

Dans ce contexte, il est capital de se montrer prudents et vigilants. Il ne faut pas se laisser influencer par des publicités tapageuses ou encore des prix trop attractifs qui peuvent cacher un manque de qualité. Il faut être responsable et soucieux avant tout du bien-être des patients.

Cette histoire illustre aussi l’importance pour les professionnels du milieu médical de rester éthiques, intègres et respectueux envers leurs collègues exerçant dans le même domaine. Car si la concurrence est inévitable, elle doit pouvoir s’inscrire dans un cadre sain où chacun peut travailler librement sans porter atteinte aux autres acteurs économiques impliqués dans son secteur professionnel respectif.

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