Le saint patron des animaux : son histoire et sa signification

Personne ne naît saint. François d’Assise, avant de devenir le symbole mondial de la protection animale, a traversé une jeunesse bien plus trouble que pieuse. Fils d’un marchand fortuné à Assise, Giovanni di Pietro di Bernardone, que l’on surnommait Francesco à cause des origines françaises de sa mère, ne s’imposait alors aucune limite. L’argent coulait à flots, les plaisirs n’avaient guère de frein. À vingt-cinq ans, pourtant, tout bascule. Francesco choisit une vie dépouillée, au contact de la nature, loin des excès de sa jeunesse.

L’humilité face à la splendeur de la nature

Abandonnant le confort et la richesse, il se consacre à l’observation du monde, des hommes, des animaux et des plantes, s’efforçant de comprendre leur place et leur souffrance. En 1209, il fonde l’Ordre des Frères Mineurs, plus connus sous le nom de Franciscains. Leur règle, confirmée par le pape Honorius III en 1223, impose pauvreté, humilité et respect de toute vie.

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Sa relation avec la nature fascine. On raconte qu’il parlait aux oiseaux et qu’ils l’écoutaient. Même le fameux « Frère Loup », effrayant la ville de Gubbio, aurait été apprivoisé par ses soins. À une époque où la brutalité envers les bêtes amusait la foule, son message claque comme un manifeste : chaque être vivant mérite protection, quelle que soit son espèce ou sa condition.

Voici quelques moments qui illustrent la portée de son engagement :

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  • François s’adresse à une nuée d’oiseaux, qui cessent leur vol pour l’écouter, selon la légende rapportée par ses compagnons.
  • À Gubbio, il met fin aux attaques d’un loup en parlant à l’animal et en scellant la paix avec les habitants du village.
  • Dans son fameux Cantique du Soleil, il célèbre la fraternité entre l’homme, la nature, la faune et les éléments.

Dans la montagne de l’Alverne, près d’Arezzo, il compose ce chant à la gloire de « Sœur Soleil » et « Frère Lune ». Sa vision rassemble l’humanité, les animaux, la terre et l’environnement dans une même famille, digne d’attention et de soin.

Le 3 octobre 1226, Francesco s’éteint à Assise, après des années de privations. Deux ans plus tard, l’Église le canonise. Près de huit siècles plus tard, en novembre 1979, le pape Jean-Paul II le désigne comme « protecteur céleste de la nature et de la protection de l’environnement ». Le 4 octobre, jour de sa fête, devient celui où la cause animale et la défense de la biodiversité s’invitent au centre des préoccupations. François d’Assise, figure intemporelle, rappelle que la compassion pour les plus vulnérables se joue autant dans le regard que l’on porte sur un animal que dans les choix quotidiens que l’on pose. Sa voix, au fil des siècles, continue de résonner chez celles et ceux qui refusent l’indifférence.

(APA)

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